Les Cahiers du MNAM n° 119
Écrit par Bureau de l'AICA France
Mercredi, 25 Avril 2012 18:08
Sommaire numéro 119, printemps 2012, Les Cahiers du Musées National d'Art Moderne
Anri Sala: Openings and Shades
Jean-Claude Lebensztejn: « Je suis la nature »
Claudine Grammont: Les yeux fermés-L’automatisme selon Henri Matisse
Gaku Kondo: La « pédagogie » photographique de Matisse- Remarques sur l’exposition à la galerie Maeght, décembre 1945
Diane Turquety: Dissidence de la pensée-Jazz, cinéma et music-hall américains dans Jazz et Documents
Daniel Soutif: Fabro torna Fabro- Retours de l’art chez Luciano Fabro
Les Cahiers du MNAM n° 118
Écrit par Bureau de l'AICA France
Mercredi, 25 Avril 2012 17:24
Sommaire du numéro 118 hiver 2011/2012, Les Cahiers du Musée National d'Art Moderne
Marie Gispert: Je pensais que tu étais beaucoup plus grande- Otto Dix et Sylvia von Harden
Frédéric Paul: I always do what I say I’m going to do- Robert Barry, point par point
Marjolaine Lévy: L’ornement n’est pas un crime-Remarques sur l’œuvre de Josiah McElheny
Didier Ottinger: Le chaman et l’ingénieur-Carsten Höller et la mycologie sacrée
Christopher S. Wood: Aby Warburg, homo victor
Jean-Max Colard: Une exposition d’auteur-Alain Robbe-Grillet au Kunstmuseum de Bergen
Notes de lecture: Par Olivier Schefer, Didier Semin, Pierre Tillet, Sylvie Coëllier
Face à l'artiste : les critiques d'art répondent aux artistes

Cette table ronde, co-organisée par AICA International et AICA France, inaugure une série d’échanges entre artistes et critiques d’art. Elle se propose d’inverser la dynamique habituelle de l’entretien sur l’art, selon laquelle le critique interroge l’artiste. Demander aux artistes de questionner les critiques permet d’éclairer la relation de travail qui se noue entre les uns et les autres. L’artiste est en situation de commenter la manière dont sa pratique est interprétée. Cela permet également de considérer le texte critique comme un « work in progress » plutôt qu’un travail fini.
Cette table ronde offre aussi un cadre de discussion sur l’art contemporain en présence d’artistes activement engagés dans la production de leurs propres textes critiques.
Chaleureusement accueillie à l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, par Nicolas Bourriaud, son directeur, et Jany Lauga, responsable de la programmation culturelle, dans la Chapelle des Petits-Augustins, elle a été enregistrée le 9 Mars 2012.
Avec la participation de : Daniel Buren , artiste ; Dora García, artiste ; Niilofur Farrukh, éditrice et co-fondatrice de NuktaArt, présidente de l’AICA Pakistan ; Brane Kovic critique d’art indépendant et commissaire d’expositions, secrétaire général de l’AICA International ; Daphné Le Sergent photographe, critique d’art, commissaire, enseignante
Modérateur : Marek Bartelik, critique et historien de l’art, président de l’AICA International.
Extraits :
1/6 M Bartelik D García D Buren
2/6 N Farrukh B Kovic D Le Sergent
4/6 N Farrukh B Kovic D Le Sergent
5/6 M Bartelik D Buren D García N Farrukh B Kovic D Le Sergent
images et sous-titres : MOPF Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - traduction : Camille Azaïs
L’article 227-24 ou L’amendement Jolibois
Écrit par Bureau de l'AICA France
Mercredi, 14 Mars 2012 16:28L’article 227-24
Nous reproduisons ici un texte de Moebius publié dans le journal Maintenant en mars 1994. Car il reste, malheureusement, d’actualité. Le dessinateur disparu le 10 mars 2012 y réagissait à l’article 227-24 du code pénal, à la demande de Bernard Joubert, journaliste spécialiste des questions de censure. Bernard Joubert est membre de l’Observatoire de la liberté de création (LDH), et auteur du « Dictionnaire des livres et journaux interdits » (Editions du Cercle des Libraires).
Le Grand Afflictif d'Olivier Blanckart indésirable à la Fondation Salomon
Écrit par Bureau de l'AICA France
Jeudi, 08 Mars 2012 15:29
Une exposition monographique d’Olivier Blanckart aurait du être inaugurée en mars 2012 à la fondation Salomon (Alex, Haute-Savoie). Elle a été annulée, l’artiste n’admettant pas qu’une de ses pièces: Le Grand afflictif, qu’il avait inscrit dans le parcours soit refusée par le directeur de la fondation Jean-Marc Salomon. Le Grand Afflictif reprend une image médiatisant une affaire criminelle de 2003 : le meurtre d’une famille installée au Grand Bornans, qui se trouve à quelques kilomètres de la fondation. Nous publions ci-dessous un large extrait d’une lettre de Christian Bernard, directeur du MAMCO de Genève où Le grand afflictif a été exposé pour la première fois, à Jean-Marc Salomon, Directeur de la Fondation. Cette lettre n’était pas faite pour être publiée, mais elle a été largement diffusée par Olivier Blanckart. Nous en reprenons de très larges extraits avec l’autorisation de l'auteur, car elle nous parait exemplaire.(G.B.)
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Lettre de Christian Bernard à Jean-Marc Salomon.
Extraits
« (...) Et je crois que cette affaire est malheureuse pour tout le monde. Pour la Fondation qui endosse un mauvais rôle, pour l'artiste qui perd une exposition, un collectionneur et une relation amicale à laquelle il tenait, pour les musées de Toulouse, de Dole et de Genève qui étaient engagés avec toi dans le projet de catalogue. Le dommage est collectif. et, selon la manière dont le milieu de l'art recevra cette affaire, ce dommage s'étendra aux artistes qui exposeront ensuite à la Fondation. ll est toujours dramatique pour une institution dont la raison d'être est de montrer de l'art et donc de soutenir les artistes de se retrouver en conflit avec l'un d'entre eux. Nous sommes au service de l'art et des artistes. Nous devons favoriser leur création et défendre leurs oeuvres contre tout ce qui menace la liberté d'expression. ll peut arriver que l'on soit en désaccord avec certaines oeuvres pour des raisons extra-artistiques. ll faut alors que ces raisons soient solides, argumentées , vérifiables, moralement indiscutables. Par exemple, j'ai refusé des propositions de Carsten Höller (à Nice) ou de Christof Büchel (à Genève) parce qu'elles impliquaient de « faire usage » de personnes réelles en situation que je jugeais d'humiliation et d'exploitation, malgré leur consentement et leur rétribution. Santiago Sierra, qui est aussi un artiste important, est allé très loin dans cette forme d'exploitation spectaculaire. Je ne l'exposerai jamais pour cette raison, quelles que soient ses intentions critiques.





