Tables rondes

Prix AICA France 2014

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Prix AICA France 2014

Lauréat
Marc Lenot présentant l'artiste Estefania Peñafiel


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Prix spécial du jury
Mathilde Roman présentant l'artiste Emilie Pitoiset

 

 

 

 

 


 

Les œuvres d’art sont-elles des verres grossissants ?

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APPEL À COMMUNICATIONS
Les œuvres d’art sont-elles des verres grossissants ?
Nous sommes heureux de vous annoncer qu'il est encore possible de nous adresser vos propositions de communications jusqu'au 2 septembre.
Dans le cadre du 6ème Congrès interprofessionnel de l'art contemporain organisé par le CIPAC qui se tiendra à Lyon les mercredi 27 et jeudi 28 novembre 2013, l’AICA France lance un appel à communications pour une table ronde sur le thème suivant :
Les œuvres d’art sont-elles des verres grossissants ?
En quoi l’expérience de l’art renvoie t-elle à des nécessités ? Que fait l’art dans nos vies, et de nos vies ? Au-delà des évidences qui peuvent faire obstacle à une analyse de fond, comme la propension à un épanouissement supérieur ou le plaisir esthétique et ses ambiguïtés, qu’apporte l’art dans nos vies ? Que recherchons nous dans l’art que nous ne trouvions ailleurs ? La question se pose quand on considère les nombreuses vies qui font l’impasse sur l’art sans que l’on puisse les juger ni plus ni moins heureuses que les nôtres.
L’œuvre d’art fonctionne t-elle pour les spectateurs comme Proust le suggérait pour ses lecteurs dans Le temps retrouvé : « Ils ne seraient pas mes lecteurs, mais les propres lecteurs d’eux-mêmes, mon livre n’étant qu’une sorte de ces verres grossissants […], mon livre, grâce auquel je leur fournissais le moyen de lire en eux-mêmes » ?
Pour aborder cette question qui consiste en fait à définir de manière précise notre rapport à l’art, et le sens de notre engagement pour l’art, partons d’un exemple concret. Afin d’expliquer l’importance des boîtes de Brillo de Warhol pour sa philosophie, Arthur Danto précise : « J’ai rencontré les boîtes de Brillo, c’est-à-dire, je les ai réellement rencontrées. Ce n’est pas quelque chose que j’ai découvert dans un livre d’histoire de l’art. Elles sont entrées dans ma vie et ma pensée et les ont transformées toutes les deux. […] La rencontre avec les boites Brillo a fait de moi un philosophe de l’art ». (in R. Shusterman, Chemins de l’art, transfigurations, du pragmatisme au zen, AL DANTE / AKA, 2013). Ce témoignage montre combien l’expérience de l’œuvre d’art relève d’une forme de connaissance et plus particulièrement de la connaissance de soi. La connaissance, ici, ne renvoie pas à un savoir dont le créateur serait dépositaire. Elle relève d’une forme de connaissance possible et différente pour chacun à partir de l’œuvre.
La métaphore des verres grossissants ouvre aussi un retournement dialectique. Il suffit en effet de renverser les verres pour éloigner plutôt que rapprocher, façon alors de prendre de la distance avec soi-même à travers l’expérience de l’œuvre, qui serait aussi le moyen de se « déprendre de soi-même », comme le suggérait Michel Foucault en se demandant si la curiosité de connaître ne devait pas avant tout conduire à « l’égarement de celui qui connaît ? » (Histoire de la sexualité 2, L’usage des plaisirs, Gallimard, 1984). Egarement qui renvoie à cette autre conception de l’art définie par Marcel Proust : « Par l'art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n'est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu'il peut y avoir dans la lune. Grâce à l'art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et autant qu'il y a d'artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l'infini […] » (Le temps retrouvé).
Il s’agit de réunir des points de vues et témoignages sur la manière dont l’expérience de l’œuvre d’art s’impose dans nos vies comme une nécessité en y apportant un supplément essentiel, une forme de connaissance de soi, de l’autre et de ses mondes.
Les projets de communications (d’une longueur de 1500 signes maximum, espaces compris) sont à envoyer à l’AICA France Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. avant le 15 juillet 2013. Ils seront sélectionnés par un jury de 9 membres, 4 critiques de l’AICA France, 4 membres représentant les associations du CIPAC et un spécialiste indépendant.
Cet appel à contributions s’adresse aux critiques d’art et à divers professionnels (artistes, galeristes, collectionneurs, producteurs) qui seront également invités à communiquer leur point de vue sur la thématique.
Bien cordialement,
Le bureau de l’AICA France

 

 

Prix du Pecha Kucha

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Anne Tronche
Lauréate du prix AICA France décerné à l'occasion du Pecha Kucha de la critique d’Art (8 mars 2013, Palais de Tokyo, Paris)
Est commissaire de l'exposition Laura Lamiel
Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, cabinet d'art graphique
14 septembre - 3 Novembre 2013

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Anne Tronche. Œuvre de Laura Lamiel. Figure 2013. Chaise, modules en acier, gants, fluos. courtesy Galerie Marcelle Alix / l’Artiste 
   
 

l'AICA France remercie tous ses partenaires et particulièrement
alt pour sa très grande générosité


 

 

   

Face à l'artiste : les critiques d'art répondent aux artistes

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Cette table ronde, co-organisée par AICA International et AICA France, inaugure une série d’échanges entre artistes et critiques d’art. Elle se propose d’inverser la dynamique habituelle de l’entretien sur l’art, selon laquelle le critique interroge l’artiste. Demander aux artistes de questionner les critiques permet d’éclairer la relation de travail qui se noue entre les uns et les autres. L’artiste est en situation de commenter la manière dont sa pratique est interprétée. Cela permet également de considérer le texte critique comme un « work in progress » plutôt qu’un travail fini.
Cette table ronde offre aussi un cadre de discussion sur l’art contemporain en présence d’artistes activement engagés dans la production de leurs propres textes critiques.

Chaleureusement accueillie à l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, par Nicolas Bourriaud, son directeur, et Jany Lauga, responsable de la programmation culturelle, dans la Chapelle des Petits-Augustins, elle a été enregistrée le 9 Mars 2012.  

Avec la participation de  : Daniel Buren , artiste ; Dora García, artiste ; Niilofur Farrukh, éditrice et co-fondatrice de NuktaArt, présidente de l’AICA Pakistan ; Brane Kovic critique d’art indépendant et commissaire d’expositions, secrétaire général de l’AICA International ; Daphné Le Sergent photographe, critique d’art, commissaire, enseignante

Modérateur : Marek Bartelik, critique et historien de l’art, président de l’AICA International.

Extraits :

alt   1/6 M Bartelik D García D Buren

alt    2/6 N Farrukh B Kovic D Le Sergent

alt   3/6 M Bartelik D Buren

alt    4/6 N Farrukh B Kovic D Le Sergent  

alt     5/6 M Bartelik D Buren D García N Farrukh  B Kovic D Le Sergent

alt    6/6 A Tronche D Buren R Cuir 

 images et sous-titres : MOPF Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. -  traduction  : Camille Azaïs